Sur le site du MoDem
Le Mouvement Démocrate est déçu par le vote intervenu aujourd'hui au Parlement européen sur une directive relative au traitement des déchets. La majorité des eurodéputés, PS et UMP notamment, ont en effet opté pour un compromis laxiste avec le Conseil des ministres des Vingt Sept, si bien que l'amélioration du traitement des déchets, et en particulier le recyclage risque de ne guère progresser.
Drôle d'époque que la nôtre. Drôle de métier que la communication. Je peux en parler un petit peu avec vous. C'est mon métier, ma formation.
A part l'économie substantielle, en pleine "rigueur" que le gouvernement aurait pu faire en évitant cette campagne de pub, je ne conteste pas cette idée, puisque le gouvernement se sert des moyens que notre société a mis à sa disposition. C'est bien là le problème.
Qu'avons nous induit comme effet pervers ? Que ce soit pour le gouvernement, ou pour les entreprises qui font défiler leurs messages sur nos écrans de pub, dans nos journaux, toutes ces personnes pour qui nous travaillons. Un seul son de cloche, un seul message qui voudrait nous apprendre une vérité : un espace acheté. Le consommateur, l'utilisateur lui peut toujours en penser quelque chose, on ne le saura pas. Le produit est nocif pour notre santé, il détruit les énergies fossiles, il fait crever de faim la moitié de la planète, il ne reflète pas la réalité ? Qu'importe, ce n'est pas dit dans le message. Le BVP ? Je préfère me taire et passer à l'aspect positif.
Et là arrive internet. Des millions de blogs, de forums où chaque jour des consommateurs peuvent enfin dire ce qu'ils en pensent. Bien sûr, ce n'est pas sur TF1, mais c'est tant mieux. Le bouche à oreille fonctionne à plein. Des petits produits sont recommandés par les uns, par les autres. C'est la fin de la main mise des communicants, de Thierry Saussez par exemple sur nos espaces de cerveaux disponibles (comme Sarko on en a plusieurs, au moins 2;-). Le gouvernement pourra acheter tous les spots qu'il voudra (comme si les temps de paroles CSA+Elysée ne lui suffisaient pas), il ne nous empêchera pas de nous exprimer, de confronter nos points de vue sur son action. C'est terriblement triste pour eux, tellement, qu'ils ont une trouille bleue d'internet. Verrouillage du web, riposte graduée, ça vous dit quelque chose ?
Allez, tant qu'on y est on va faire un petit exercice pratique. Dans le domaine de la grande distribution et des huiles de tournesol.
CAP21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, regrette la décision que le Conseil Constitutionnel vient de rendre sur la loi relative aux organismes génétiquement modifiés en réponse au recours des parlementaires de l'opposition (PS, PC, Verts).
En effet, cette décision consacre la coexistence des cultures OGM, conventionnelles et bio considérant que le législateur a pris des mesures propres à garantir le respect, par les autorités publiques, du principe de précaution. Pour CAP21 comme pour les associations et ONG de protection de l'environnement, ce principe n'est absolument pas garanti en raison d'un texte trop laxiste qui ouvre les champs français à la contamination génétique.
La transposition que le législateur vient de faire de la directive européenne méconnait par ailleurs l'information du public en n'obligeant pas les firmes privées à rendre publiques leurs études sanitaires.
Cependant, CAP21 se félicite que le Conseil Constitutionnel déclare contraires à la Constitution les dispositions qui résultent des 9ème et 13ème alinéas de l'article 11 de la loi, dispositions qui créent une clause de confidentialité au bénéfice des producteurs d'OGM et renvoient à un décret en Conseil d'Etat le soin de fixer la liste des informations qui ne peuvent rester confidentielles. Ces dispositions contreviennent en effet à l'objectif général de la directive européenne que sont l'information et la consultation permanentes du public.
CAP21 continuera à mener le combat aux côtés du monde associatif, des scientifiques et lanceurs d'alerte pour exiger une expertise approfondie et indépendante des risques sanitaires et environnementaux des OGM avant leur mise en culture et mettre en place un régime de responsabilité des producteurs.
Sur le site du MoDem :
En approuvant aujourd'hui en deuxième lecture à une large majorité le rapport d'Anne LAPERROUZE, député européen MoDem, sur la directive établissant des normes de qualité environnementale pour l'eau, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, est parvenu à convaincre le Conseil d'améliorer sa position commune en vue de mieux garantir la santé des citoyens européens...
"Dans les eaux de nos rivières, fleuves et lacs, on ne trouve pas que des poissons : on recense aussi des polluants, type pesticides et métaux lourds. C'est intolérable. L'Union européenne doit durcir les standards de qualité environnementale de l'eau", a déclaré Mme Laperrouze.
Selon le vote parlementaire, d'ici 2018, les Etats membres devront "faire des progrès" en vue de respecter des normes de qualité de l'eau qui prennent la forme de concentrations maximales admissibles et de valeurs moyennes annuelles. Treize des 33 polluants couverts par la directive sont identifiés comme des "substances dangereuses prioritaires" dont le cadmium et le mercure. Le rapport préconise en outre l'inclusion de 13 substances supplémentaires y compris, les dioxines, les PCB et le bisphénol. "Le Conseil n'avait pas suffisamment entendu les inquiétudes du Parlement concernant les nouvelles substances," relève MmeLaperrouze.
La législation tient compte du cas particulier des zones proches des sources de pollution et convient d'aménager des "zones de mélange", mais insiste pour qu'y compris dans ces zones, les normes soient respectées au moins pour les eaux de surface. "Le cas particulier des zones portuaires, dans lesquelles le niveau des substances en suspension, évolue fortement du fait des opérations de dragage, méritait d'être plus clarifié" estime le rapporteur.
"Nous avons inscrit de grands principes : le principe du pollueur-payeur et le principe de correction en priorité à la source. Nous attendons du Conseil qu'il nous suive pour mieux lutter contre une pollution croissante qui menace la santé humaine et les éco-systèmes." a conclu Anne Laperrouze.
Sur le blog ATARAXOSPHERE
C'est en quelque sorte le message à retenir de la soirée "Développement durable ne connaît pas la crise" à laquelle nous avait
conviés Corinne Lepage pour ce samedi 14 juin en marge du congrès de CAP21, avec l'accord de la mairie de
Nanterre qu'il faut ici saluer pour ce geste démocrate. J'ai assisté à ces échanges passionnants entre Corinne Lepage (MoDem et CAP21), François Grosdidier (UMP), Bruno Rebelle (PS) et Yann
Wehrling (ex-Verts).
Corinne Lepage a introduit le tour de table en soulignant combien une telle initiative était rare et pourtant si importante au regard des enjeux : car s'il y a un sujet qui doit transcender les clivages politiques, c'est bien le développement durable (en particulier sa composante environnementale, mais pas seulement, car les trois sont indissociables).
Sans détailler le contenu des interventions, je vais commenter ici quelques points que j'ai encore en mémoire ce soir. Vous pourrez bien entendu compléter voire rectifier mon propos. Merci de me signaler d'autres compte-rendus, même brefs.
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