France-Info - 15/05/08
Le camouflet subi par le gouvernement sur le projet de loi OGM est-il un incident de parcours ou bien le premier signe d’une faille plus profonde chez les députés UMP ? Des députés qui ont
pourtant resserré les coudes ce mercredi après-midi…
« Je crois que c’est révélateur de deux choses » explique François Bayrou. « La première, c’est qu’il y a des états d’âmes…
Dans ces cas-là, l’expression dit qu’on vote avec ses pieds… en s’éloignant de l’hémicycle. Le deuxième élément révélateur est que les Français ont appris ce matin que le projet OGM a été
repoussé par l’Assemblée nationale et cela leur a fait plaisir car ils ont beaucoup de doute à ce sujet. Mais ce soir, ils apprennent que le projet va revenir dans le même état. Et cela prouve
que le parlement en France n’est autre chose qu’une chambre d’enregistrement. »
AP | 14.05.2008 | 15:39
Le gouvernement "s'honorerait de tenir compte du vote des députés qui ont rejeté le projet de loi sur les OGM", a jugé mercredi le président du MoDem François Bayrou.
Après ce rejet, le gouvernement a choisi de saisir la Commission mixte paritaire et "on va représenter, dans les mêmes termes, avec les mêmes
mots, le même texte", a déploré François Bayrou, lui-même opposé au projet de loi. AP
PARIS (AFP) — Quelques centaines de personnes se sont rassemblées mardi sur l'esplanade des Invalides à Paris dans une ambiance festive,
quelques heures avant l'examen à l'Assemblée nationale d'un projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) qu'ils jugent dangereux.
Etudiants, jeunes couples, groupes d'amis et retraités ont déjeuné assis dans l'herbe ou sur de grandes nappes blanches, sous un soleil
éclatant et au son d'un orchestre, répondant à l'appel d'organisations telles qu'Attac, la Confédération paysanne ou encore Greenpeace qui estiment que le texte ne respecte pas les engagements
pris lors du Grenelle de l'environnement.
"Il s'agit d'abord de détruire l'image de violence du lobby anti-OGM", a expliqué à l'AFP Corinne Lepage, ancienne ministre de
l'Environnement. "Regardez ici, c'est plutôt Woodstock..."
"Par contre, la violence du lobby OGM, on l'a vue à l'oeuvre", a-t-elle ajouté, estimant que la parlement avait "fait de la loi OGM son
drapeau anti-société civile".
PARIS, 09 avr 2008 (AFP) - Le parti de Corinne Lepage, Cap21, a demandé mercredi que soit mis en place en France et en Europe
un moratoire sur la production d'agro-carburants de première génération ainsi que sur l'importation de ces produits, pour faire face à la hausse des prix alimentaires.
Dans un communiqué, Cap21 relève que "depuis un an, les manifestations et émeutes contre la hausse des prix
alimentaires se multiplient partout dans le monde", car "les gens souffrent, les gens ont faim".
Les causes sont multiples, parmi lesquelles le développement des productions d'agro-carburants, "point majeur car
le recours accru aux matières premières alimentaires pour la production d'agro-carburants de première génération met directement en péril l'approvisionnement alimentaire de la population
mondiale", souligne le secrétaire général de Cap21, Bertrand Rio.
A titre d'exemple, la quantité de maïs nécessaire à la production de 75 litres d'éthanol (soit l'équivalent d'un
plein de réservoir) suffirait à nourrir une personne avec 2.000 calories par jour, pendant une année entière, ajoute-t-il.
Pour Cap21, "les filières de deuxième génération (algues, bois, etc) doivent être soutenues avec la nécessité d'une
utilisation le plus près possible des lieux de production".
François Bayrou, président du MoDem, a soutenu mercredi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a
provoqué une crise gouvernementale à l'occasion du projet de loi OGM.
"Elle a été courageuse et sympathique dans la prise de position qui a été la sienne", a déclaré à la presse
l'ex-candidat à l'élection présidentielle, à l'issue de la séance des questions au gouvernement.
"Elle a été plus franche que la plupart de ceux qui s'expriment et je trouve que ça mérite un coup de chapeau",
a-t-il poursuivi.
Il a ajouté qu'"elle apporte de la fraîcheur dans un monde en décomposition", avant de conclure: "à ce titre je la
salue".
"Vous connaissez les régimes qui exigent des excuses?", s'est-il interrogé, estimant que "s'il y a des excuses, ce
n'est pas un signe de très bonne santé".
Nathalie Kosciusko-Morizet a dénoncé mercredi dans Le Monde un "concours de lâcheté et d'inélégance" dans son camp
au sujet du texte OGM, visant son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'assemblée.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a présenté ses excuses, dans un communiqué, à la suite d'une réunion d'urgence
du groupe UMP à l'Assemblée à propos de la polémique autour du projet de loi OGM.
M. Bayrou a par ailleurs indiqué qu'il allait voter contre ce texte, finalement adopté à une courte majorité (249
voix contre 228).
PARIS, 09 avr 2008 (AFP)
Le "lobby des OGM a gagné" et le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés en cours d'examen à
l'Assemblée nationale "organise le droit à polluer et la rétention d'information", s'insurge mercredi l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.
Mme Lepage, qui se dit "catastrophée" et "scandalisée" par le texte, a indiqué à l'AFP que "le
lobby des OGM a gagné, le Grenelle (de l'environnement) est enterré".
Après l'examen par les députés, estime Mme Lepage, "on avait deux ou trois avancées sur lequelles (le Premier
ministre François) Fillon a déjà annoncé qu'on allait revenir".
Pour cette
avocate spécialiste du droit de l'environnement, mobilisée de longue date contre les OGM, "le gouvernement est en train de prendre la responsabilité historique de mettre en cause la santé des
Français".
Evoquant le rapport que lui avait commandé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo sur la gouvernance
écologique, notamment sur l'expertise et l'information du public, elle estime que le texte sur les OGM "tourne le dos à toutes (ses) propositions".
Quant aux députés UMP, "ils ne veulent pas nous entendre parce qu'ils vivent sur une autre
planète: les engagements du président de la République sont foulés au pied", a ajouté Mme Lepage.
Les études toxicologiques sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) seront-elles ouvertes aux experts indépendants ? Le dossier de sécurité du réacteur nucléaire EPR
sera-t-il transparent ? Les dangers des relais téléphoniques et des bornes Wi-Fi seront-ils discutés sans contraintes ?
Si les propositions du groupe dirigé par Corinne Lepage sont adoptées, la réponse à ces questions pourrait être positive. Dans le cadre du "Grenelle", l'ancienne ministre de
l'environnement s'est vu confier, en novembre 2007, par Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie, une mission de réflexion sur la gouvernance de ce domaine.
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Mercredi 19 décembre 2007
JDD 19/12/2007 - 15:40
OGM: Le texte de Borloo contesté par les ONG
Le projet de loi sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM) a été examiné mercredi en Conseil des ministres. Ce texte, qui vise à donner un cadre précis à la culture des OGM en France, crée
notamment une Haute autorité indépendante, prévoit plus de transparence et définit un nouveau régime de responsabilité en cas de dissémination. Ce projet de loi ne convient pas à José Bové, qui
menace de faire une grève de la faim, ni à la Confédération paysanne et à nombre d'associations écologistes, qui estiment qu'il n'est pas assez protecteur pour ceux qui décident de ne pas
cultiver d'OGM.
Pour l'ancien ministre Corinne Lepage, président du parti écologique CAP 21, "l'Etat doit revoir sa copie car son texte consacre la coexistence des cultures OGM, conventionnelles et bio", alors
que "celle-ci s'avère impossible en raison des risques de dissémination."
Le Figaro - 08/11/07
Le ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, Jean-Louis Borloo, a reçu hier Corinne Lepage, ministre de l'Environnement
de Juppé, pour lui confier une mission sur la «gouvernance écologique» dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne.
Corinne Lepage est avocate, présidente de Cap 21 et partie prenante du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou. Elle a notamment participé à
la rédaction de l'avant-projet sur les statuts du mouvement.
Dès le principe de la mission posé, elle a donc pris soin de souligner que sa participation n'entrait pas «dans le cadre d'une politique
d'ouverture». «Ce n'est pas un ralliement politique», a-t-elle précisé, martelant que cela ne changeait «absolument rien» à sa participation au MoDem.
Cette mission devra proposer au 15 janvier une «traduction juridique des orientations du "Grenelle de l'environnement" concernant l'information,
l'expertise, la responsabilité et l'accès à la justice». Dans un deuxième temps, au 30 mars, il s'agira de faire des «propositions pour la présidence française et sur l'amélioration des
conditions de participation des citoyens aux prises de décisions aux niveaux local, régional et national».
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