Fret ferroviaire : quelle ambition pour la France ?

Publié le par MoDemEcolo

Sur le site de CAP21

train.gifParis, le 12 septembre 2007

Alors qu’une « autoroute ferroviaire » vient d’entrer en service entre le Luxembourg et Perpignan et permettra le transport annuel de 30 000 semi-remorques, la SNCF annonce une restructuration du trafic fret dans 262 gares d’ici la fin de l’année et la fin du transport isolé de marchandises.

Cette restructuration fait face à une crise du fret ferroviaire dans un contexte européen d’ouverture à la concurrence des marchés qui oblige la SNCF à ramener l’activité fret ferroviaire à l’équilibre en abandonnant les trafics les moins rentables et en augmentant la productivité (perte de 260 millions d’euros en 2006).

L’objectif d’augmenter de 25 % la part du fret de marchandises non routier fixée par Nicolas Sarkozy est loin d’être atteint dans ce contexte.

Pour CAP 21, parti écologiste présidé par Corinne Lepage, la France doit se donner les moyens de ses ambitions en agissant dans trois directions :

-Il convient d’abord de créer un réseau de fret dédié et prioritaire pour un transport combiné efficace organisé de manière cohérente à l’échelle de l’Europe. La présidence française de l’Union Européenne au 2ème semestre 2008 constitue une véritable opportunité pour porter un tel projet au niveau communautaire.

- La prise en compte des externalités environnementales doit permettre d’établir la vérité des prix et refléter tous les coûts réels du transport routier. Il faut en effet créer les conditions d’une véritable concurrence intermodale pour que la concurrence puisse réellement s’exercer. Taxe à l’essieu, éco-redevances d’usage, modulation des péages font partie des outils mobilisables pour cette correction.

- L’Etat doit prendre ses responsabilités en fixant clairement les objectifs qu’il assigne à la SNCF et à RFF en matière de fret ferroviaire. A l’heure du Grenelle de l’Environnement, Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21 attend de l’Etat qu’il précise sa stratégie en matière de transports de marchandises et l’équilibre auquel il entend parvenir entre la route, le fer et le fluvial.

Par Eric Delhaye
Porte-parole national de CAP 21

 

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