Prise de conscience et projets d’espoir : en attendant le « Grenelle » (1/3)

Publié le par MoDemEcolo

Sur le blog Orange démocratique

Décidemment, l’heure est à l’inventaire et à l’introspection sur les blogues démocrates.
Après les chaînes où il fallait divulguer cinq ou sept secrets personnels plus ou moins croustillants, c’est à présent sur nos modes de consommation, d’habitat et de transport que nous sommes invités à nous pencher, par le truchement d’un test interactif proposé par la Cité des Sciences et de l'Industrie.
Votre serviteur s’est livré à ce dernier exercice et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est loin d’être exemplaire. Ainsi, si tout le monde faisait comme moi, il faudrait presque deux planètes supplémentaires semblables à la nôtre pour subvenir aux besoins de l’humanité !
Quand je me vois, je me désole ... mais que je vois les autres, je me console. En effet, avec 52 260 m² par an, mon empreinte écologique (il s’agit de l’impact, mesuré en surface et en temps, de l’activité humaine sur le milieu) se situe en dessous de la moyenne nationale (56 400 m² par an ; l’impact idéal étant de 18 000 m²).

Toutefois, on pourra objecter à ce test que les solutions proposées pour réduire notre impact sur l’environnement sont quelquefois simplistes et ne vont pas toujours dans le sens d’une vision globale du développement durable. Ainsi, la question n°1 tend à démontrer que la consommation de viande est plus « écologivore » car l’élevage nécessite sept fois plus de terres agricoles que les cultures de céréales ou de légumes. Or, il faut bien admettre que ces dernières, privées des fumures animales procurées par l’élevage, nécessiteraient le recours à l’agriculture extensive, ce qui est plus dispendieux en terme de surface, ou, pire, des amendements uniquement basés sur les engrais chimiques les plus polluants.

Même si elle nous fait prendre conscience des risques entraînés par notre mode de vie, il ne faut donc pas s’attarder exclusivement sur cette question de la consommation d’espace, mais réfléchir davantage aux moyens de gérer cet impact de façon responsable et réaliste, dans le sens d’un développement durable qui concerne tout aussi bien les particuliers que les collectivités et les entreprises.

C’est dans ce sens que Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement et actuelle présidente de Cap 21 - formation écologiste associée à la création du Mouvement démocrate (MoDem) - a proposé des projets et des pistes de réflexion aux groupes de travail institués en vue de la préparation du « Grenelle de l’environnement » qui se tiendra à l’automne pour fixer les engagements de la France en matière de développement durable.
Si sur l’ensemble de ces propositions (134 au total !), il en est qui me paraissent trop utopiques ou trop coûteuses pour notre Etat ruiné, il faut reconnaître que la contribution de Mme Lepage contient de nombreuses idées intéressantes frappée au coin du bon sens et du courage politique.


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