François BAYROU : "Pour prévenir et réprimer les pollutions maritimes, je suis en faveur de la création de corps de garde-côtes aux niveaux français et européen."

Publié le par MoDemEcolo

"Le domaine maritime est une promesse d’avenir"

Dans le Finistère les 11 et 12 janvier, François Bayrou s'est entretenu avec les marins pêcheurs, les chercheurs de l'IFREMER - "une des plus belles institutions de recherche sur la planète" - et les sauveteurs en mer.

"Avec son domaine maritime supérieur à 10 millions de km2, la France est la seconde puissance maritime mondiale. C’est une grande chance pour l’avenir car l’humanité, sa nourriture et sa survie dépendront de plus en plus de la mer et de ses ressources.

Les grands fonds marins recèlent des métaux et du pétrole en grande quantité. C’est une immense richesse. Le statut et l’exploitation de ces fonds devront être réglementés.

La quantité de poisson vivant dans les océans a diminué dramatiquement depuis un siècle, et les restrictions à la pêche plongent le secteur dans la crise la plus sévère jamais connue : il n’y a plus d’investissements, ni de jeunes pêcheurs pour remplacer ceux qui partent. Le régime de retraite des marins est donc naturellement en déséquilibre : la solidarité ne doit pas s'interrompre entre la France et ses marins pêcheurs.

Dans ce moment crucial, les pêcheurs se sentent 'le nez dans la tempête', ne sachant rien de ce que leur réserve le futur.

Il y a pourtant des signes d'espoir.

Le problème de la gestion de la ressource est mieux abordé car contrairement aux apparences, personne n’est plus intéressé par la conservation de la ressource que les pêcheurs eux-mêmes
. Je propose que la ressource soit surveillée par une institution paritaire composée à égalité de responsables politiques et de professionnels, ainsi que d’experts désignés par ces deux parties. Ainsi pourrait être définie une politique conforme aux intérêts de tous. Je maintiendrai le "fonds carburant".

Pour prévenir et réprimer les pollutions maritimes, je suis en faveur de la création de corps de garde-côtes aux niveaux français et européen.

La mer donne à notre société un autre signe d'espoir avec les 6 000 volontaires de la Société Nationale de Sauvetage en Mer : que des activités indispensables soient totalement assurées par des bénévoles, c'est une preuve que tout n’est pas marchand, tout n’est pas argent."

Lien(s):
À Brest et au Conquet, 12 janvier 2007
À Saint-Guénolé, 11 janvier 2007

Publié dans Sur le net

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