Sur le blog d'UDF Sciences-Po
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Sur le blog d'UDF Sciences-Po
François Bayrou fixe deux objectifs majeurs pour une politique des transports durable et cohérente : écologie, solidarité entre les territoires et leurs habitants.
« Une politique des transports doit répondre à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les enjeux sont immenses : réduire la place de l’automobile, promouvoir l’usage des biocarburants, développer la voiture mixte électrique/thermique — demain tout électrique, espérons-le —, c’est-à-dire tout ce qui est de l'ordre de la sobriété en matière de transports.
Un plan "Route ECO" encouragera l’allégement des véhicules et la motorisation mixte électrique/thermique. J’ai fait faire par des dizaines de personnes l’expérience de l'affichage obligatoire de la consommation instantanée : on fait 15 % d'économie de consommation, simplement parce que ça entraîne à ne pas pousser les rapports. Et ça ne coûte pas un centime. Enfin, la limitation de la vitesse sur les routes (10 km/h de moins) serait un facteur de sécurité et d'économie très important. Je crois que les gens pourraient l’accepter.
Dans le cadre d’une politique du développement durable, notre pays a besoin de grands équipements dans le domaine du transport : trains à grande vitesse, ferroutage et voies fluviales et maritimes pour transporter le fret en luttant contre l'effet de serre. Ces équipements auraient dû être financés par les revenus des sociétés autoroutières : la privatisation des autoroutes a été contraire à l’intérêt de la France.
Enfin, je souhaite l’instauration d’ un service garanti pour les transports publics réguliers de
voyageurs, autrement, c'est la notion même de service public qui est mise par terre ! La loi fixera les règles de la garantie de service public, et laissera le temps d’en négocier les
modalités dans les entreprises. »
Télécharger l'allocution de François Bayrou à Metz en PDF
Europe et écologie étaient au programme du déplacement de François Bayrou à Metz. Le candidat à l’élection présidentielle s’est d’abord rendu à Scy
Chazelles, village natal de Robert Schuman, pour rendre un vibrant hommage au Père de l’Europe. Il a ensuite rencontré le Professeur Jean-Marie Pelt à l’Institut Européen de l’Ecologie pour un
échange très riche sur l’avenir de la planète. La journée s’est terminée par une réunion publique réunissant 3000 personnes et au cours de laquelle François Bayrou a prononcé un discours consacré
à l’écologie.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les Verts en Nouvelle-Calédonie
Nouméa le 21/03/07
Le Secrétaire Général
Les verts en Nouvelle-Calédonie s'apprêtaient à soutenir la candidature de Madame Corinne LEPAGE qui incarne à nos yeux la meilleure définition possible d'une écologie politique participative et
non partisane.
Le mouvement CAP21 issu de son action a choisi de compléter l'équipe de Monsieur BAYROU en vue de l'élection présidentielle.
Ce ralliement n'a pas eu pour effet de détourner de son sens l'engagement de CAP21.
Monsieur BAYROU, conformément à l'idée d'un large rassemblement sans aucune exclusive, dans l'intéret de la Nation, a salué ce rapprochement.
Nous sommes, depuis notre fondation, opposés aux clivages partisans qui mettent en périls les intérêts de notre Nation et, au-delà, en ce qui nous concerne, aux clivages nationalistes
principalement fondés sur des intérêts économiques ou financiers et des intégrismes religieux. Il n'y a donc pas d'objection fondamentale entre l'objet certain de notre mouvement et l'appui à la
campagne de Monsieur BAYROU.
Nous espérons que le message fort adressé dans cette campagne par l'UDF gagnera toutes ses sections et permettra l'ouverture de dialogues constructifs. Pour ce qui concerne le parti des verts
français en lesquels nous avons essayé de trouver un allié pour défendre l'environnement Calédonien nous sommes contraints de constater que, en dehors, de quelques personnes, il n'y a pas eu de
soutien réel pour les causes défendues ici.
Néanmoins par respect pour l'image et ne pas induire les populations en erreurs le logo a été abandonné et la prochaine assemblée générale extraordinaire modifiera les statuts pour changer
l'intitulé du mouvement et aligner l'objet certain sur celui de CAP21.
Les verts en Nouvelle-Calédonie se transformera alors en CAP21 Nouvelle-Calédonie sous réserve bien entendu de l'accord de CAP21 et de l'AGE. Cette réorientation a été décidée avec le
consentement de tous les membres inscrits de l'assemblée génerale.
Didier BARON.
Sur le blog de Gilles CORNO :
Il faut refonder une écologie politique au-delà de la gauche
et de la droite
Corinne Lepage a choisi de soutenir François Bayrou car elle souhaite refonder une écologie politique au-delà de la gauche et de la droite. Elle le soutient également parce qu'il est le seul candidat à proposer une réforme profonde des institutions.
François Bayrou travaille depuis de nombreuses années sur les questions d’environnement avec des associations, des ONG, des experts, des membres du comité réuni autour de Nicolas Hulot. Quelques jours après le lancement par celui-ci du Pacte écologique, François Bayrou lui a répondu « de citoyen à citoyen » : cette « démarche civique » se rapproche de sa volonté de rassemblement au-delà des clivages idéologiques.
« Le réchauffement climatique place tous les pays de la planète devant une responsabilité inédite, pour préserver l’avenir de l’espèce humaine. Nous
ne trouverons une réponse à ce défi que par le rassemblement des énergies qui se sont jusqu’ici opposées de manière stérile, par la conversion de la vie politique française à une démarche de
rassemblement. »
François Bayrou retrouve les dix objectifs énoncés par Nicolas Hulot dans bon nombre de ses propositions :
« Réduire le flux de matières premières, ce qui est possible sans porter atteinte à notre niveau de vie ; planifier sur deux décennies le renchérissement des carburants afin de permettre aux
différents acteurs de s’adapter ; protéger la
biodiversité par une politique participative ; rendre à la ville un espace équilibré, où familles et activités économiques puissent
cohabiter sans gaspiller l’espace et les carburants ; développer les biocarburants et les énergies renouvelables – prenons l’exemple de l’Allemagne : le diesel vert y coûte 30 % moins cher que le
diesel pétrole. Pour la recherche, j’ai proposé que tous les partis s’accordent pour augmentant le budget de 5 % par an, sur dix ans ; l’écologie doit être au centre d’une politique de recherche. Face
aux maladies qui apparaissent et qui sont le résultat de l’activité humaine, je suis favorable à la création d’une autorité nationale chargée de l’alerte.
Je soutiens les cinq propositions de Nicolas Hulot.
J’approuve son idée de création d’un poste de vice-premier ministre. Pour des raisons constitutionnelles, j’emploie plutôt l’expression "ministre n°2 du gouvernement". Il ne
s’agit pas d’un ministre de l’écologie – conception de Nicolas Sarkozy ou Laurent Fabius – mais d’une autorité en charge du long terme, qui pensera chacune des décisions du gouvernement en termes
d’impact sur l’avenir. Il concentrera les services chargés jadis de la planification, et sera doté d’une autorité réelle sur l’équipe ministérielle et les représentants de l’Etat.
Je suis favorable à l’instauration d’une taxe carbone, ainsi qu’à la réorientation des subventions agricoles. Ces deux décisions doivent être envisagées et promues à l’échelon européen. Les revenus de la taxe carbone permettront de réduire les charges
sociales qui pèsent sur le travail.
Une démocratie participative est le seul moyen de mettre en place une
démarche politique fondatrice en matière d’écologie. Pour que les choses bougent, tous les Français doivent se sentir concernés.
Enfin, la mise en place d’une éducation à l’écologie fait partie de l’ éducation civique. »
Dans le Finistère les 11 et 12 janvier, François Bayrou s'est entretenu avec les marins pêcheurs, les chercheurs de l'IFREMER - "une des plus belles institutions de recherche sur la planète" - et les sauveteurs en mer.
"Avec son domaine maritime supérieur à 10 millions de km2, la France est la seconde puissance maritime mondiale. C’est une grande chance pour
l’avenir car l’humanité, sa nourriture et sa survie dépendront de plus en plus de la mer et de ses ressources.
Les grands fonds marins recèlent des métaux et du pétrole en grande quantité. C’est une immense richesse. Le statut et l’exploitation de ces fonds devront être réglementés.
La quantité de poisson vivant dans les océans a diminué dramatiquement depuis un siècle, et les restrictions à la pêche plongent le secteur dans la crise la plus sévère jamais connue : il
n’y a plus d’investissements, ni de jeunes pêcheurs pour remplacer ceux qui partent. Le régime de retraite des marins est donc naturellement en déséquilibre : la solidarité ne doit
pas s'interrompre entre la France et ses marins pêcheurs.
Dans ce moment crucial, les pêcheurs se sentent 'le nez dans la tempête', ne sachant rien de ce que leur réserve le futur.
Il y a pourtant des signes d'espoir.
Le problème de la gestion de la ressource est mieux abordé car contrairement aux apparences, personne n’est plus intéressé par la conservation de la
ressource que les pêcheurs eux-mêmes. Je propose que la ressource soit surveillée par une institution paritaire composée à
égalité de responsables politiques et de professionnels, ainsi que d’experts désignés par ces deux parties. Ainsi pourrait être définie une politique conforme aux intérêts de tous. Je
maintiendrai le "fonds carburant".
Pour prévenir et réprimer les pollutions maritimes, je suis en faveur de la création de corps de garde-côtes aux niveaux français et européen.
La mer donne à notre société un autre signe d'espoir avec les 6 000 volontaires de la Société Nationale de Sauvetage en Mer : que des activités indispensables soient totalement assurées par
des bénévoles, c'est une preuve que tout n’est pas marchand, tout n’est pas argent."
Radio BFM - 19 mars 2007
Corinne Lepage a choisi de soutenir François Bayrou car elle souhaite refonder une écologie politique au-delà de la gauche et de la droite. Elle le soutient également parce qu'il est
le seul candidat à proposer une réforme profonde des institutions.
Corinne Lepage a réfuté le terme d’"écologiste libérale". La présidente de Cap 21 se place au dessus de la gauche et de la droite : elle est opposée à "une écologie gauchiste" car on a, selon elle, besoin de l’économie de marché et elle est tout autant opposée à "une écologie libérale" car elle estime qu’on a besoin de l’Etat. Corinne Lepage soutient aujourd’hui François Bayrou par choix politique. Elle a expliqué qu’elle était sur le point d’obtenir ses signatures pour se présenter à la présidentielle mais qu’elle a préféré se rallier à François Bayrou pour deux raisons : elle a estimé qu’il n’y avait aucune place pour les "petits candidats" dans cette élection. Elle a constaté que l’écologie est aujourd’hui en lambeaux car les Verts se sont recroquevillés sur leur électorat gauchiste. Corinne Lepage a appelé à une refondation de l’écologie politique au-delà de la droite et de la gauche. Deuxième raison de son soutien à François Bayrou : il est le seul candidat à proposer une transformation profonde des institutions. Elle est notamment favorable, comme lui, à un pouvoir judiciaire et des médias indépendants. Corinne Lepage est convaincue que cette réforme institutionnelle est indispensable pour avancer sur le plan environnemental. Elle a constaté que les Français avaient eu le sentiment que parce que tous les candidats avaient signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, tout le monde était devenu écologiste. Elle a distingué ceux pour qui, l’environnement vient en fin de programme et ceux comme elle, pour qui l’environnement est au cœur du débat et c’est l’impulsion du dynamisme du développement économique et du changement de nos institutions. François Bayrou est favorable à la création d’un vice-premier ministre chargé du développement durable comme le propose Nicolas Hulot, elle estime qu’il faut lier environnement, santé publique et consommation. Elle s’est ainsi étonnée que personne ne s’intéresse à la montée de certaines pathologies liées à l’environnement et des coûts qui en résultent. L’autre option qui n’a pas sa préférence, serait de lier le climat, l’environnement et le transport.
Corinne Lepage a aussi beaucoup de points de convergences avec François Bayrou sur les questions écologiques : ils sont d’accord pour instaurer
un moratoire sur les OGM, sur les objectifs d’un plan d’adaptation aux changements climatiques comme sur ceux d’une réduction des déchets ou encore pour rééquilibrer les crédits de
recherche consacrés au nucléaire en faveur du développement des énergies renouvelables.
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