France-Info - 15/05/08
Le camouflet subi par le gouvernement sur le projet de loi OGM est-il un incident de parcours ou bien le premier signe d’une faille plus profonde chez les députés UMP ? Des députés qui ont
pourtant resserré les coudes ce mercredi après-midi…
« Je crois que c’est révélateur de deux choses » explique François Bayrou. « La première, c’est qu’il y a des états d’âmes… Dans ces cas-là, l’expression dit qu’on vote avec ses pieds… en s’éloignant de l’hémicycle. Le deuxième élément révélateur est que les Français ont appris ce matin que le projet OGM a été repoussé par l’Assemblée nationale et cela leur a fait plaisir car ils ont beaucoup de doute à ce sujet. Mais ce soir, ils apprennent que le projet va revenir dans le même état. Et cela prouve que le parlement en France n’est autre chose qu’une chambre d’enregistrement. »
Est-ce un absentéisme volontaire des députés UMP qui a permis le rejet de cette loi plus que controversée sur les OGM ou bien tout simplement la Raison qui a pris part au vote d’hier ou bien les deux ?
Une chose est sûre, la mobilisation sur ce sujet particulièrement sensible et si crucial pour les semenciers a porté ses fruits mais le recours du gouvernement pour un passage en force est malheureusement envisageable, considérant les enjeux économiques comme étant bien plus importants que la sauvegarde de notre patrimoine agricole contre l’opinion de la majorité (des concitoyens).
Le débat ne doit pas s’arrêter à une lutte entre partis mais doit rassembler les citoyens autour d’une même cause : LE PATRIMOINE AGRICOLE.
Les consommateurs seront toujours plus nombreux que les industriels, nous avons donc le monopole du choix et ce choix, aujourd’hui, au vu des doutes qui pèsent sur les OGM, est clair : nous n’en voulons pas !
OUI pour une recherche sur les OGM en milieu confiné impliquant un risque zéro de contamination, OUI pour le « sans-OGM » désignant les produits de consommation avec 0% d’OGM (et non 0,9% à ce jour), NON pour les champs OGM dispersés au milieu de notre patrimoine agricole : pas de coexistence possible entre les champs OGM et sans-OGM.
Franck Laborderie-Cavada
Porte-parole du MoDem-Fronton
Après ce rejet, le gouvernement a choisi de saisir la Commission mixte paritaire et "on va représenter, dans les mêmes termes, avec les mêmes mots, le même texte", a déploré François Bayrou, lui-même opposé au projet de loi. AP
PARIS (AFP) — Quelques centaines de personnes se sont rassemblées mardi sur l'esplanade des Invalides à Paris dans une ambiance festive, quelques heures avant l'examen à l'Assemblée nationale d'un projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) qu'ils jugent dangereux.
Etudiants, jeunes couples, groupes d'amis et retraités ont déjeuné assis dans l'herbe ou sur de grandes nappes blanches, sous un soleil éclatant et au son d'un orchestre, répondant à l'appel d'organisations telles qu'Attac, la Confédération paysanne ou encore Greenpeace qui estiment que le texte ne respecte pas les engagements pris lors du Grenelle de l'environnement.
"Il s'agit d'abord de détruire l'image de violence du lobby anti-OGM", a expliqué à l'AFP Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement. "Regardez ici, c'est plutôt Woodstock..."
"Par contre, la violence du lobby OGM, on l'a vue à l'oeuvre", a-t-elle ajouté, estimant que la parlement avait "fait de la loi OGM son drapeau anti-société civile".
Nous vivons actuellement un des grands tournants de l'histoire du monde. Ce mot d'ordre est loin d'être innocent. Il y a comme quelque chose d'extrêmement sensible qui est train de se passer. Nous avons décidé de ne pas nous laisser faire car il ne s'agit pas d'une grogne qu'il faudrait taire, d'un simple chahut ou d'une manipulation. Nous avons décidé de prendre en charge notre destin et de manifester notre colère sur les conséquences d'actes irréfléchis que nous allons subir.
Nous refusons d'être les cobayes d'une expérience scientifique grandeur nature. Nous refusons d'être sacrifiés sur l'autel d'un projet de loi autorisant les cultures d'OGM en plein champ. Précisons que, loin d'être dogmatiques, nous ne sommes pas opposé-e-s aux cultures d'OGM en milieu confiné et à des fins de recherche scientifique. Mais nous voulons être protégés.
Le vote par le Sénat en deuxième lecture du projet de loi OGM appelle trois réflexions :
- les conditions du vote démontrent une véritable parodie de démocratie puisque les sénateurs UMP comme le sénateur Legrand n'ont pas participé au vote et que l'opposition a quitté l'hémicycle.
Un jour, les parlementaires qui ont voté ce texte et a fortiori ceux qui ont servi de porte-voix au lobby pro-OGM auront à répondre devant la nation française de leurs responsabilités
historiques. En décidant de cacher les études sur la santé qui mettent en lumière les effets incontestables sur le foie et les reins de certains OGM, en prenant la responsabilité comme l'a fait
le ministre de l'agriculture de nier tout impact sur la santé des OGM, la majorité UMP portera une responsabilité aussi lourde que ceux qui ont autorisé l'amiante mais ils ne pourront pas dire
qu'ils ne savaient pas
-la modification de l'amendement 252 par la majorité parlementaire prend les Français pour des imbéciles. Il s'agit en réalité
de renvoyer la locution "sans OGM" à une définition communautaire qui n'existe pas et donc, dans l'attente, de réserver cette définition à celle que le gouvernement voudra bien lui
donner..... .
Mais, compte tenu du texte que ce même gouvernement a fait voter et compte tenu du fait que le Ministère de l'Agriculture ouvertement pro-OGM gardera la main sur le sujet et non le Ministère de
l'Ecologie (on racontera un jour comment des responsables proches de ce ministère ont eu la peau du sénateur Legrand), il est clair que la France a voté un des textes les plus laxistes d'Europe à
la différence du cadre allemand qui lui protège la santé et l'environnement.
La volonté de rupture dans le domaine de l'environnement en laquelle nous osions croire à l'issue du Grenelle de
l'Environnement s'est écrasée sur le mur de la loi OGM. En effet, quel que soit par ailleurs le projet de loi qui portera les premières dispositions du Grenelle et dont j'espère qu'il
comprendra de nombreuses dispositions pour réduire l'impact du changement du changement climatique, ce qui vient de se passer démontre que la majorité UMP est tout sauf sur une ligne de rupture
en ce qui concerne ce sujet.
-Enfin, je regrette vivement que les sénateurs du groupe UDF/centristes n'aient pas suivi la position de François Bayrou à l'Assemblée Nationale puisqu'ils ont approuvé dans leur majorité le
projet de loi....
"Il s’agit là encore d’être concret.
Combien de temps va t-on continuer de fermer les yeux sur le fait que des fabrications à bas coûts sont faites à l’étranger pour être ensuite importées en France, alors que la pollution générée est considérable et qu’elle touche toute la planète ? A quoi servent les mesures drastiques prises en France ou en Europe, si une pollution encore plus importante est générée dans des pays moins exigeants ?
Notre pouvoir de consommateurs (qui paient au prix fort des produits importés) doit nous aider dans ce domaine. Nous devrions demander en notre qualité d’acheteurs que les produits soient fabriqués dans les conditions les moins défavorables pour l’environnement ; c’est ainsi notre responsabilité de demander aux gouvernements de l’Europe de fixer à ce titre des barrières douanières appropriées.
Produire sans se soucier de l’environnement doit impliquer un coût significatif et supplémentaire pour les fabricants ou les importateurs vers l’Europe. Il y a là un principe d’équité pour les entreprises qui continuent de fabriquer en Europe.
Le moins disant écologique ne doit pas l’emporter."
Le prix du pétrole flambe, et ce n'est pas une gageure, plus de 100 dollars US le Baril (160 litres).
Agence International de l'Energie avait pourtant annoncé que la consommation de pétrole dans le monde devait baissé, mais à priori nos amis les spéculateurs ont estimés qu'il leurs fallait encore engrangé quelques menu monnaie sur notre compte.
Et comme cela ne suffisait pas, il apparaît que les révoltes qui ont lieu en HAITI, sont entrainde se propager à travers tout les pays dit en voie de développement.
L'ONU se déclare trés inquiète des répercutions de ces famines. Et nous le serions à moins, car il s'agirait en fait d'un jeu que nous connaissons bien, et ou soudainement les stocks mondiaux de céréales se serait épuisé.
Maintenant posons nous donc les bonnes questions, ou du moins une seule valable, qui est :
A qui profite le crime ?
Pour ma part la réponse est relativement simple me semble t-il. En effet si nous reprenons les différents type d'organisation mondial qui concerne le pétrole, ou bien même les céréales et autres matières première.
Un producteur produit, vend à une coopérative, qui vend sur le marché à des centrales, qui redistribue au sein d'unités de ventes.
Système qui semblait bien fonctionner, mais un petit soucis au passage, tout les prix sont fixé par des bourses, donc échanges de bien contre argent. Mais cela irais bien si quelques petits malins, n'avaient pas compris qu'en achetant massivement une ressource, il se produisait une monté mécanique des prix. Suffit d'attendre un prix haut et confortable, et de revendre rapidement afin de pouvoir faire quelques substentiel bénéfices.
Nous pouvons toujours pensés que c'est une manière comme une autre de gagner sa vie. Et je suis d'accord, à un petit bémol, mais vraiment léger.
Quand des spéculateurs gagnent de l'argent comme cela il vas généré les problèmes suivants :
Prix haut, moins de consommation, ralentissement de l'économie, suppression d'emploi, chômage, augmentation de la pauvreté.
Donc des investisseurs s'enrichissent en appauvrissant d'autres personnes.
Le problème de cette histoire c'est que pour le moment ce sont toujours les pays émergeant qui trinques, mais à n'en pas douter je pense pour ma part que nous avons commencé à trinqué, et que cela ne fait que commencé.
Pour résumé :
Sub-Prime, pétrole, famine, réchauffement planétaire, nous sommes dans une drôle de situation et je ne voie pas encore comment nous allons nous en sortir, si nous ne faisons pas les efforts minimaux.
La question quels sont les efforts ?
Pour ma part je pense qu'il est important, que l'ensemble des états décide d'un commun accord de redonner de la moral au système actuel, et d'initié une révolution dans le sens noble du terme ou la probité et le respect serait un minima pour enfin faire du “business”, et surtout interdire au spéculateur de pouvoir venir sur des marchés qui serait considéré comme vitaux, tels que le pétrole, les matières premières, la nourriture.
Si rien n'est fait rapidement je rejoint entièrement le commissaire de l'ONU qui à déclaré que nous passerions d'émeute à cause de la famine, à des actes de guerre pour s'approprié de la nourriture. Mais n'oublions pas aussi les problèmes d'approvisionnement en eau.
Nous ne sommes finalement préparé à rien du tout, si une catastrophe majeur devait survenir dans les mois avenir, sous forme d'innondation torrentielle comme il y en as eu en Afrique dernièrement les bilans en pertes humaines seront bien plus important.
Et il ne faut pas oublier que l'immigration changera de nature en passant d'une immigration économique, à une immigration de catastrophe et celle-ci sera rapide et massive, et la aussi il y as des risques énormes de conflits.
Nous devons impérativement arrêter de tergiversé et attendre, il est urgent d'agir avec réflexion, autrement les problèmes à venir seront bien plus grave et important que ceux que nous connaissons actuellement.
Et les OGM ne résoudront pas la question alimentaire.
Nous sommes en état d'urgence, même si cela ne paraît pas encore évident.
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